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Première tentative d'écriture : "Réconciliation funeste"
Page 1 sur 1•
Première tentative d'écriture : "Réconciliation funeste"
Je vous demande indulgence pour mon premier essai de texte qui ne soit pas du roleplay. Si quelqu'un retrouve dans cette histoire la sienne, ou celle d'un membre de sa famille, qu'il ou elle me pardonne. Je m'en suis inspiré sans le vraiment vouloir.
Alors voilà.
Je me suis réveillée ce matin, un matin comme tous les autres. Le noir le plus complet, et des roideurs dans les membres, j’ai bougé la tête à gauche, puis à droite. Rien de nouveau, rien que ce noir si propice à mon sommeil qui se prolongeait en somnolence et qui semblait pouvoir durer l’éternité toute entière dans la tiède ambiance des nuits doucereuses. Un matin comme tous les autres, je me sentais bien, comme au milieu d’un Monde qui n’appartenait qu’à moi, et que je bâtissais tout au long de mes rêves. Ces instants en le creux de mon lit auraient pu durer des heures, si ne me venaient pas des refrains
entêtants qui, par certains côtés, m’évoquaient une messe. Puis je me sentis retomber en tournoyant dans les limbes de mes souvenirs et les cotonneux bras du bienveillant Morphée. J’étais moi-même, libéré de tout, et les réminiscences
d’un rêve absurde ne troublaient pas mon esprit ensommeillé. Pourtant, le “dona nobis pacem“ prononcé avec une abnégation si triste et un ton si condoléant, et rehaussé de lugubres battements de cloche, me mettait mal à l’aise, et m’empêchait de sombrer totalement dans un sommeil salutaire. Je ne pouvais en vérité plus dormir, tant cette pensée m’obsédait, me rongeait. Alors je tentais de faire émerger de proches souvenirs, car je me sentais mal. Qu’avais-je fait la veille ? Qu’est-ce qui avait bien pu me mettre dans cet état de mal-être que des lointains rêves venaient troubler ? Et d’où venaient ces rêves ?
Il me fallut plusieurs heures de conjectures inutiles pour faire remonter à la surface tourmentée de ma mémoire déficiente ces sons qui troublaient ma souffrance. Ils provenaient d’un enterrement. Celui de ma mère, suicidée lors de mes treize ans, poussée à bout par celui qui se disait mon père, que j’avais tant haï, qui avait refusé de me reconnaître sous de fallacieux prétextes d’infidélité, qui m’avait montré sa haine pour ma mère depuis toujours, et qui avait fêté sa mort. “Agnus dei qui
tollis peccata mundi, dona nobis pacem“ Toi qui est si grand et si bon, donne à cette âme tourmentée, dans ton infinie magnanimité, la paix qu’elle ne mérite pas, ayant refusé la vie qui lui avait été confiée, et se donnant le droit d’en disposer par elle-même … ces mots avaient plusieurs années, mais sonnaient toujours à mes oreilles comme les hurlements de ma mère qui ne pouvait plus supporter la haine d’un mari qu’elle ne pouvait quitter à cause des enfants qu’il acceptait, sans les reconnaître dignement, de nourrir chichement, ainsi qu’elle, qu’il abreuvait de frustrations et de mépris. Comment vivre devant tant de haine ? La jeunesse de ses enfants l’avait contrainte à être présente malgré cette haine de sa propre vie, mais elle sentait arriver avec soulagement le moment où elle pourrait laisser à ces enfants quelle chérissait plus que tout la jouissance de leur propre liberté, et la souffrance d’un faux père tyrannique et violent.
Ce jour arriva, et trois jours après la veille du corps retrouvé pendu à une branche de pommier en fleur, qui lui faisait, ironie dernière, l’effet d’une jeune mariée avec sa robe blanche comme un linceul et la couronne de fleurs qui encadrait son visage. Seule ternissement à l’image heureuse, la mort l’avait ravie à l’affection de ses enfants et délivrée enfin de son mari. La morte semblait sourire à la mort, comme si elle venait de se marier avec elle, ultime désir de départ, mû par un désespoir contradictoire.
Treize années de souffrance après la naissance de son dernier enfant, la seconde bâtarde de la famille, comme la surnommait avec affection et dédain son père qui refusait de l’être, elle avait enfin pu rejoindre son créateur et lui rendre la vie qu’elle avait perdue quelques mois seulement après son mariage. Une idylle, suivie de doutes conjugaux, puis de disputes, de violences, de haine. A tout cela, elle venait de mettre un terme, et c’est son sinistre enterrement qui remontait à ma mémoire, battant mon cœur avec la violence d’une hache qui fend le bois pour le tailler en croix et en cercueil.
Les idées clarifiées, je replongeais dans ma mémoire, tentant de trouver à plus court terme ce qui avait bien pu me plonger dans un état que je n’avait pas subit depuis le premier anniversaire de la mort de celle qui m’avait porté et apporté tout son amour. Ou bien ne l’avais-je jamais quitté, cet état de souffrance et de frustration qui me tenait prostrée des jours durant, sans manger et n’acceptant que difficilement de boire à la coupe d’eau claire que m’apportait ma sœur, “l’autre bâtarde de la famille“. Seul mon frère avait été reconnu par mon père. Deuxième né, il avait seize ans lors du départ de ma mère, et a refusé de desserrer la mâchoire pendant deux jours autrement que pour s’alimenter frugalement, et pour scander à notre père “Un jour, tu mourra, et ça sera par ma main“. Je retrouvais dans cette mémoire qui était mienne des évènements plus récents. “Puisse cet homme qui a tant souffert d’une épouse infidèle et d’enfants haineux trouver enfin le repos éternel dans les bras de son créateur. Cet homme était bon et s’est effacé pour permettre à des enfants nés d’une union infidèle de bénéficier … “ je refusais de me remémorer la suite. La même scène que l’enterrement de ma mère, il ne manquait que mon père, emportant avec lui ses crimes conjugaux au fond de son cercueil. Le même prêtre salissant la mémoire de sa femme pour dorer la sienne comme il l’avait déjà fait huit ans auparavant. Les mêmes fausses condoléances apportées par les mêmes fats vêtus des mêmes habits noirs. Personne n’était triste, si ce n’est le curé du village. Mon père, en bon chrétien un peu bigot, lui confessait régulièrement ses fautes, et cela distrayait le pauvre bonhomme de curé qui songeait plus à la bouteille de vin de messe qu’à la distribution du pain.
Je me souvînt de mon bonheur le jour où l’on m’a annoncé avec une tristesse feinte la mort de mon père. Quelle joie ce jour là de courir vers le village où attendait le caveau familial que l’on vienne l’ouvrir une fois de plus pour y mettre le roide corps mort de mon père, allongé dans un sommeil éternel aux côtés de celle qu’il avait jadis brisée. Ma course folle à travers les chemins pour arriver et participer aux faux-semblants de tristesse et la peine que j’ai eue à cacher ma joie de voir enfin la haine de mon enfance et la cause de la mort de ma mère allongée, pitoyable cadavre, dans la position dans laquelle je me trouve actuellement.
Allongée, je finis de me remémorer ces souvenirs heureux et cruels, et j’attends que les derniers finissent de ressurgir des limbes de mon esprit et de ma mémoire. Je me revois encore, il a fallu que je fête la mort de mon père avec le meilleur de mes compagnons, ma tendre et fidèle bouteille. Toujours le même liquide, un alcool infâme distillé à partir de je ne sais quel
fruits pourris. Ils appellent ça de la vodka, j’appellerais plutôt ça de la gnôle, une triste boisson qui n’a pour vertu que de me faire oublier depuis la mort de ma mère que je n’ai pas vécu. Je n’ai vécu que dans la haine de mon père, par lui, avec lui, et en lui. Et maintenant ? Maintenant qu’il est mort ? Il a fallu que l’alcool me fasse soudain prendre conscience que les fondements de ma pensée et de mon éducation maternelle étaient enterrés dans ce caveau pas encore fermé. Je le sais, je ne suis plus rien. Rien de plus qu’une jeune demoiselle trop vite vieillie et vouée à mourir si jeune par absence de repères et de but. Il ne me reste plus qu’à rejoindre ceux que je n’ai jamais su aimer comme ils le méritaient. L’admiration haineuse vouée à mon père et la compassion triste que j’accordais à ma mère n’étaient finalement que souffrances infligées à moi-même. Je prends enfin conscience, par l’alcool, que je ne suis plus rien, et me diriges lentement vers le lieu où est mort ma mère, une corde à la main.
Je suis toujours au fond de mon lit, ou plutôt devrais-je dire au fond de mon cercueil. La messe est achevée.
Elle n’était pas dite pour ma mère, ni mon père, mais bien pour moi. Je n’ai pas plongé dans les bras de Morphée, mais dans ceux de Chronos et de Hadès. Il n’y a plus de temps pour moi, ni de vie. La lourde porte de fer forgé rongée par la rouille se referme sur le caveau où vont venir au festin rats et vers. Ils vont ronger mes chairs et celles de mon père, et nous ne finiront par nous ressembler, pâle tas d’ossements unis au sein d’un même caveau familial dans la mort, réussissant enfin notre union que nous avons en vain tentée toute notre vie.
Alors voilà.
Je me suis réveillée ce matin, un matin comme tous les autres. Le noir le plus complet, et des roideurs dans les membres, j’ai bougé la tête à gauche, puis à droite. Rien de nouveau, rien que ce noir si propice à mon sommeil qui se prolongeait en somnolence et qui semblait pouvoir durer l’éternité toute entière dans la tiède ambiance des nuits doucereuses. Un matin comme tous les autres, je me sentais bien, comme au milieu d’un Monde qui n’appartenait qu’à moi, et que je bâtissais tout au long de mes rêves. Ces instants en le creux de mon lit auraient pu durer des heures, si ne me venaient pas des refrains
entêtants qui, par certains côtés, m’évoquaient une messe. Puis je me sentis retomber en tournoyant dans les limbes de mes souvenirs et les cotonneux bras du bienveillant Morphée. J’étais moi-même, libéré de tout, et les réminiscences
d’un rêve absurde ne troublaient pas mon esprit ensommeillé. Pourtant, le “dona nobis pacem“ prononcé avec une abnégation si triste et un ton si condoléant, et rehaussé de lugubres battements de cloche, me mettait mal à l’aise, et m’empêchait de sombrer totalement dans un sommeil salutaire. Je ne pouvais en vérité plus dormir, tant cette pensée m’obsédait, me rongeait. Alors je tentais de faire émerger de proches souvenirs, car je me sentais mal. Qu’avais-je fait la veille ? Qu’est-ce qui avait bien pu me mettre dans cet état de mal-être que des lointains rêves venaient troubler ? Et d’où venaient ces rêves ?
Il me fallut plusieurs heures de conjectures inutiles pour faire remonter à la surface tourmentée de ma mémoire déficiente ces sons qui troublaient ma souffrance. Ils provenaient d’un enterrement. Celui de ma mère, suicidée lors de mes treize ans, poussée à bout par celui qui se disait mon père, que j’avais tant haï, qui avait refusé de me reconnaître sous de fallacieux prétextes d’infidélité, qui m’avait montré sa haine pour ma mère depuis toujours, et qui avait fêté sa mort. “Agnus dei qui
tollis peccata mundi, dona nobis pacem“ Toi qui est si grand et si bon, donne à cette âme tourmentée, dans ton infinie magnanimité, la paix qu’elle ne mérite pas, ayant refusé la vie qui lui avait été confiée, et se donnant le droit d’en disposer par elle-même … ces mots avaient plusieurs années, mais sonnaient toujours à mes oreilles comme les hurlements de ma mère qui ne pouvait plus supporter la haine d’un mari qu’elle ne pouvait quitter à cause des enfants qu’il acceptait, sans les reconnaître dignement, de nourrir chichement, ainsi qu’elle, qu’il abreuvait de frustrations et de mépris. Comment vivre devant tant de haine ? La jeunesse de ses enfants l’avait contrainte à être présente malgré cette haine de sa propre vie, mais elle sentait arriver avec soulagement le moment où elle pourrait laisser à ces enfants quelle chérissait plus que tout la jouissance de leur propre liberté, et la souffrance d’un faux père tyrannique et violent.
Ce jour arriva, et trois jours après la veille du corps retrouvé pendu à une branche de pommier en fleur, qui lui faisait, ironie dernière, l’effet d’une jeune mariée avec sa robe blanche comme un linceul et la couronne de fleurs qui encadrait son visage. Seule ternissement à l’image heureuse, la mort l’avait ravie à l’affection de ses enfants et délivrée enfin de son mari. La morte semblait sourire à la mort, comme si elle venait de se marier avec elle, ultime désir de départ, mû par un désespoir contradictoire.
Treize années de souffrance après la naissance de son dernier enfant, la seconde bâtarde de la famille, comme la surnommait avec affection et dédain son père qui refusait de l’être, elle avait enfin pu rejoindre son créateur et lui rendre la vie qu’elle avait perdue quelques mois seulement après son mariage. Une idylle, suivie de doutes conjugaux, puis de disputes, de violences, de haine. A tout cela, elle venait de mettre un terme, et c’est son sinistre enterrement qui remontait à ma mémoire, battant mon cœur avec la violence d’une hache qui fend le bois pour le tailler en croix et en cercueil.
Les idées clarifiées, je replongeais dans ma mémoire, tentant de trouver à plus court terme ce qui avait bien pu me plonger dans un état que je n’avait pas subit depuis le premier anniversaire de la mort de celle qui m’avait porté et apporté tout son amour. Ou bien ne l’avais-je jamais quitté, cet état de souffrance et de frustration qui me tenait prostrée des jours durant, sans manger et n’acceptant que difficilement de boire à la coupe d’eau claire que m’apportait ma sœur, “l’autre bâtarde de la famille“. Seul mon frère avait été reconnu par mon père. Deuxième né, il avait seize ans lors du départ de ma mère, et a refusé de desserrer la mâchoire pendant deux jours autrement que pour s’alimenter frugalement, et pour scander à notre père “Un jour, tu mourra, et ça sera par ma main“. Je retrouvais dans cette mémoire qui était mienne des évènements plus récents. “Puisse cet homme qui a tant souffert d’une épouse infidèle et d’enfants haineux trouver enfin le repos éternel dans les bras de son créateur. Cet homme était bon et s’est effacé pour permettre à des enfants nés d’une union infidèle de bénéficier … “ je refusais de me remémorer la suite. La même scène que l’enterrement de ma mère, il ne manquait que mon père, emportant avec lui ses crimes conjugaux au fond de son cercueil. Le même prêtre salissant la mémoire de sa femme pour dorer la sienne comme il l’avait déjà fait huit ans auparavant. Les mêmes fausses condoléances apportées par les mêmes fats vêtus des mêmes habits noirs. Personne n’était triste, si ce n’est le curé du village. Mon père, en bon chrétien un peu bigot, lui confessait régulièrement ses fautes, et cela distrayait le pauvre bonhomme de curé qui songeait plus à la bouteille de vin de messe qu’à la distribution du pain.
Je me souvînt de mon bonheur le jour où l’on m’a annoncé avec une tristesse feinte la mort de mon père. Quelle joie ce jour là de courir vers le village où attendait le caveau familial que l’on vienne l’ouvrir une fois de plus pour y mettre le roide corps mort de mon père, allongé dans un sommeil éternel aux côtés de celle qu’il avait jadis brisée. Ma course folle à travers les chemins pour arriver et participer aux faux-semblants de tristesse et la peine que j’ai eue à cacher ma joie de voir enfin la haine de mon enfance et la cause de la mort de ma mère allongée, pitoyable cadavre, dans la position dans laquelle je me trouve actuellement.
Allongée, je finis de me remémorer ces souvenirs heureux et cruels, et j’attends que les derniers finissent de ressurgir des limbes de mon esprit et de ma mémoire. Je me revois encore, il a fallu que je fête la mort de mon père avec le meilleur de mes compagnons, ma tendre et fidèle bouteille. Toujours le même liquide, un alcool infâme distillé à partir de je ne sais quel
fruits pourris. Ils appellent ça de la vodka, j’appellerais plutôt ça de la gnôle, une triste boisson qui n’a pour vertu que de me faire oublier depuis la mort de ma mère que je n’ai pas vécu. Je n’ai vécu que dans la haine de mon père, par lui, avec lui, et en lui. Et maintenant ? Maintenant qu’il est mort ? Il a fallu que l’alcool me fasse soudain prendre conscience que les fondements de ma pensée et de mon éducation maternelle étaient enterrés dans ce caveau pas encore fermé. Je le sais, je ne suis plus rien. Rien de plus qu’une jeune demoiselle trop vite vieillie et vouée à mourir si jeune par absence de repères et de but. Il ne me reste plus qu’à rejoindre ceux que je n’ai jamais su aimer comme ils le méritaient. L’admiration haineuse vouée à mon père et la compassion triste que j’accordais à ma mère n’étaient finalement que souffrances infligées à moi-même. Je prends enfin conscience, par l’alcool, que je ne suis plus rien, et me diriges lentement vers le lieu où est mort ma mère, une corde à la main.
Je suis toujours au fond de mon lit, ou plutôt devrais-je dire au fond de mon cercueil. La messe est achevée.
Elle n’était pas dite pour ma mère, ni mon père, mais bien pour moi. Je n’ai pas plongé dans les bras de Morphée, mais dans ceux de Chronos et de Hadès. Il n’y a plus de temps pour moi, ni de vie. La lourde porte de fer forgé rongée par la rouille se referme sur le caveau où vont venir au festin rats et vers. Ils vont ronger mes chairs et celles de mon père, et nous ne finiront par nous ressembler, pâle tas d’ossements unis au sein d’un même caveau familial dans la mort, réussissant enfin notre union que nous avons en vain tentée toute notre vie.
Dernière édition par Ouroboros le Mer 3 Déc - 19:52, édité 1 fois (Raison : Et voilà, enfin un titre !)
Re: Première tentative d'écriture : "Réconciliation funeste"
Ouroboros a écrit:Je vous demande indulgence pour mon premier essai de texte qui ne soit pas du roleplay.
Ne compte pas là-dessus. Si tu veux que cela te serve à quelque chose, il faut qu'on soit honnêtes avec toi.
Ton style est très "pesant" : les phrases n'en finissent pas et les parataxes s'enfilent les unes à la suite des autres, de sorte que nous apercevons notre asphyxie se rapprocher dangereusement. Ton vocabulaire oscille sans cesse entre préciosité et outrecuidance, sans jamais atteindre l'un ou l'autre. Tu te regardes écrire et tu nous oppresses !
[Prépare-toi au coup fatal...]
Pour être plus clair, je trouve ton texte plutôt bon.
[Avoue, tu t'y attendais pas]
Sincèrement, c'est osé de ta part, parce que quand tu t'embarques dans cette façon d'écrire, tu prends le risque d'être ridicule : c'est pas facile de passer après Proust and Co... Alors, c'est sûr qu'il y a encore quelques maladresses syntaxiques, voire des erreurs orthographiques sur la fin (Tu as tout écrit d'un trait ?) , mais de manière générale, "ça se tient". Si je peux me permettre, je pense quand même que ton style y gagnerait si tu l'allégeais un tout petit peu. J'entends par là que tu devrais parfois casser le rythme en insérant des phrases courtes. Mais pas besoin d'en ajouter outre-mesure, c'est juste pour dynamiser légèrement ton texte.
Bref, tu as un style qui me plaît et qui me plaira d'autant plus quand tu auras corrigé les quelques maldresses (je me rends compte qu'il y en a très peu en réalité. Eventuellement, demande-moi de te les préciser si tu ne les vois pas...) et à peine dynamisé le rythme (mais vraiment à peine, conserve ton style "pesant").
Et propose-nous un titre
Re: Première tentative d'écriture : "Réconciliation funeste"
J'ai corrigé quelques passages (je dirais plutôt modifié, c'est plus valorisant) en cours aujourd'hui, va falloir que je le tape dès que j'aurais un peu de temps.
Le style pesant et l'impression s'asphyxie que tu évoques sont plus ou moins voulus, et tendent à ne jamais laisser de repos, à ne pas laisser respirer le lecteur. J'ai tout écrit d'une traite et tenté de comprendre après ce que j'avais voulu faire, commençant sans savoir où aller véritablement (je pensais d'abord à quelqu'un d'enterré vivant, et puis j'ai changé d'avis au fil du texte). C'est, je l'admet, assez étouffant, une impression de couvercle d'un cercueil clos, en fait. Les corrections prévues ne vont pas dans le sens de l'allègement de certaines phrases, loin de là. Je vais voir ce que je ferais pour insérer des phrases courtes, ou même, et plutôt, un passage plus rapide et plus uniquement descriptif, des phrases nominales organisées d'une phrase verbale courte. Je ne sais pas encore bien.
Tu peux tout te permettre, puisque j'ai soumis ce texte à la vindicte populaire, et appellant sa dureté en demandant son indulgence. Et je te remercie, de tes remarques et de tes compliments.
Puis pour le titre ... mis à part "sandouitche aux crevettes", je vois pas bien.
Le style pesant et l'impression s'asphyxie que tu évoques sont plus ou moins voulus, et tendent à ne jamais laisser de repos, à ne pas laisser respirer le lecteur. J'ai tout écrit d'une traite et tenté de comprendre après ce que j'avais voulu faire, commençant sans savoir où aller véritablement (je pensais d'abord à quelqu'un d'enterré vivant, et puis j'ai changé d'avis au fil du texte). C'est, je l'admet, assez étouffant, une impression de couvercle d'un cercueil clos, en fait. Les corrections prévues ne vont pas dans le sens de l'allègement de certaines phrases, loin de là. Je vais voir ce que je ferais pour insérer des phrases courtes, ou même, et plutôt, un passage plus rapide et plus uniquement descriptif, des phrases nominales organisées d'une phrase verbale courte. Je ne sais pas encore bien.
Tu peux tout te permettre, puisque j'ai soumis ce texte à la vindicte populaire, et appellant sa dureté en demandant son indulgence. Et je te remercie, de tes remarques et de tes compliments.
Puis pour le titre ... mis à part "sandouitche aux crevettes", je vois pas bien.
Re: Première tentative d'écriture : "Réconciliation funeste"
Tu as raison, il faut que tu gardes ce sentiment d'asphyxie, tout en essayant de rendre le rythme un peu moins monotone. Mais d'un autre côté, si c'est comme ça que tu le sens, pas besoin d'apporter trop de modifications...
J'attends le deuxième jet alors
J'attends le deuxième jet alors
Re: Première tentative d'écriture : "Réconciliation funeste"
Je me suis réveillée ce matin, un matin comme tous les autres. Le noir le plus complet, et des roideurs dans les membres, les paupières mi-closes, j’ai bougé la tête à gauche, puis à droite. Rien de nouveau, rien que ce noir si propice à mon sommeil qui se prolongeait en somnolence et qui semblait pouvoir durer l’éternité toute entière dans la tiède ambiance des nuits doucereuses. Un matin comme tous les autres, je me sentais bien, comme au milieu de ce Monde qui n’appartenait qu’à moi, et que je bâtissais tout au long de mes rêves. Ce Monde que moi seule pouvait habiter, et que je n’avais jamais ouvert à quiconque, pas même à ceux qui m’étaient proches. Je n’était à vrai dire même pas sûre d’avoir des proches à qui ouvrir ce Monde où je me reposait chaque jour, ce monde qui me semblait si maternel, et qui me consolait chaque fois que je me réfugiait dans ses bras en un ultime retour à celle qui avait porté mes jours. Ces instants en le creux de mon lit, de mon monde, auraient pu durer des heures, si ne me venaient pas des refrains entêtants qui, par certains côtés, m’évoquaient une messe. Puis je me sentis retomber en tournoyant dans les limbes de mes souvenirs et les cotonneux bras du bienveillant Morphée. J’étais moi-même, libéré de tout, et les réminiscences d’un rêve absurde ne troublaient pas mon esprit ensommeillé. Pourtant, le “dona nobis pacem“ prononcé avec une abnégation si triste et un ton si condoléant, et rehaussé de lugubres battements de cloche, me mettait mal à l’aise, et m’empêchait de sombrer totalement dans un sommeil salutaire. Je ne pouvais en vérité plus dormir, tant cette pensée m’obsédait, me rongeait. Alors je tentais de faire émerger de proches souvenirs, car je me sentais mal. Qu’avais-je fait la veille ? Qu’est-ce qui avait bien pu me mettre dans cet état de mal-être que des lointains rêves venaient troubler ? Et d’où venaient ces rêves ?
Il me fallut plusieurs heures de conjectures inutiles pour faire remonter à la surface tourmentée de ma mémoire déficiente ces sons qui troublaient ma souffrance. Ils provenaient d’un enterrement. Celui de ma mère, suicidée lors de mes treize ans, poussée à bout par celui qui se disait mon père, que j’avait tant haï, qui avait refusé de me reconnaître sous de fallacieux prétextes d’infidélité, qui m’avait montré sa haine pour ma mère depuis toujours, et qui avait fêté sa mort. “Agnus dei qui tollis peccata mundi, dona nobis pacem“ Toi qui est si grand et si bon, donne à cette âme tourmentée, dans ton infinie magnanimité, la paix qu’elle ne mérite pas, ayant refusé la vie qui lui avait été confiée, et se donnant le droit d’en disposer par elle-même … ces mots avaient plusieurs années, mais sonnaient toujours à mes oreilles comme les hurlements de ma mère qui ne pouvait plus supporter la haine d’un mari qu’elle ne pouvait quitter à cause des enfants qu’il acceptait, sans les reconnaître dignement, de nourrir chichement, ainsi qu’elle, qu’il abreuvait de frustrations et de mépris. Comment vivre devant tant de haine ? La jeunesse de ses enfants l’avait contrainte à être présente malgré cette haine de sa propre vie, mais elle sentait arriver avec soulagement le moment où elle pourrait laisser à ces enfants quelle chérissait plus que tout la jouissance de leur propre liberté, et la souffrance d’un faux père tyrannique et violent.
Ce jour arriva, et trois jours après la veille du corps retrouvé pendu à une branche de pommier en fleur, qui lui faisait, ironie dernière, l’effet d’une jeune mariée avec sa robe blanche comme un linceul et la couronne de fleurs qui encadrait son visage d’Ange, ses longs cheveux blonds s’agitant tristement au vent qui caressait son visage trop blanc, y projetant de sinistres ombres et voilant par instants ses yeux si purs d’un bleu trop tendre, on la portait en terre après les trois jours traditionnels de veille de la défunte, allongée sur son lit de mort encadrée de bougies à la flamme vacillante et pâle et de proches agenouillés et priants. De ses trois enfants qu’elle avait accompagnés, et qui l’accompagnait à leur tour. Seule ternissement à l’image heureuse de la jeune mariée qu’elle avait conservé jusqu’au bout, la mort l’avait ravie à l’affection de ses enfants et délivrée enfin de son mari. La morte semblait sourire à la mort, comme si elle venait de se marier avec elle, ultime désir de départ, mû par un désespoir contradictoire, et le doux balancement de son corps encore tiède la montrait consommant enfin heureuse cet éternel mariage, comblant enfin ce désir honteux du départ.
Treize années de souffrance après la naissance de son dernier enfant, la seconde bâtarde de la famille, comme la surnommait avec affection et dédain son père qui refusait de l’être, elle avait enfin pu rejoindre son créateur et lui rendre la vie qu’elle avait perdue quelques mois seulement après son mariage. Une idylle, suivie de doutes conjugaux, puis de disputes, de violences, de haine. A tout cela, elle venait de mettre un terme, et c’est son sinistre enterrement qui remontait à ma mémoire, battant mon cœur avec la violence d’une hache qui fend le bois pour le tailler en croix et en cercueil.
Les idées clarifiées, je replongeais dans ma mémoire, tentant de trouver à plus court terme ce qui avait bien pu me plonger dans un état que je n’avait pas subit depuis le premier anniversaire de la mort de celle qui m’avait porté et apporté tout son amour. Ou bien ne l’avais-je jamais quitté, cet état de souffrance et de frustration qui me tenait prostrée des jours durant, sans manger et n’acceptant que difficilement de boire à la coupe d’eau claire que m’apportait ma sœur, “l’autre bâtarde de la famille“. Seul mon frère avait été reconnu par mon père. Deuxième né, il avait seize ans lors du départ de ma mère, et a refusé de desserrer la mâchoire pendant deux jours autrement que pour s’alimenter frugalement, et pour cracher sa haine à la tyrannique figure du père. Je retrouvais dans cette mémoire qui était mienne des évènements plus récents. “Puisse cet homme qui a tant souffert d’une épouse infidèle et d’enfants haineux trouver enfin le repos éternel dans les bras de son créateur. Cet homme était bon et s’est effacé pour permettre à des enfants nés d’une union infidèle de bénéficier … “ je refusais de me remémorer la suite. La même scène que l’enterrement de ma mère, il ne manquait que mon père, emportant avec lui ses crimes conjugaux au fond de son cercueil. Le même prêtre salissant la mémoire de la femme pour dorer celle du paternel comme il l’avait déjà fait huit ans auparavant. Les mêmes fausses condoléances apportées par les mêmes fats vêtus des mêmes habits noirs, rien n’avait changé, ils étaient tous là, venus porter leurs regrets éternels, fats regrets de n’avoir rien été pour une personne si bonne au cœur si pur. Personne n’était triste, si ce n’est le curé du village, à qui mon père, en bon chrétien un peu bigot, confessait régulièrement ses fautes, distrayant par cela le pauvre bonhomme de curé qui songeait plus à la bouteille de vin de messe qu’à la distribution du pain. Un quelconque alcoolique, notoire pour le village, le même à travers tout le pays qui en comptait tant, et qui se rassemblait parfois pour hurler aux loups et s’enivrer de vin banal et de gnôle sans goût à n’en plus finir, ne s’arrêtant parfois que pour une grivoiserie douloureuse et une sonore manifestation de sa criante et absente éducation. Il était conforme à mon père, et de surcroît son plus proche ami, celui avec qui il partageait le vin nouveau, et la peur de l’enfer auquel il se croyait, en son for intérieur promis, peur qui le rongeait depuis la mort de cette jeune fille qui n’avait jamais eu le temps de vieillir et qui avait été sa femme. Et il était enfin mort.
Je me souvins de mon bonheur le jour où l’on m’a annoncé avec une tristesse feinte la mort de mon père. Quelle joie ce jour là de courir vers le village où attendait le caveau familial ! De le venir ouvrir une fois de plus ! D’y mettre le roide corps mort de mon père, allongé dans un sommeil éternel aux côtés de celle qu’il avait jadis brisée. Ma course folle à travers les chemins pour arriver et participer aux faux-semblants de tristesse ! Et la peine que j’ai eue à cacher ma joie de voir enfin la haine de mon enfance et la cause de la mort de ma mère allongée, pitoyable cadavre, dans la position dans laquelle je me trouve actuellement. Celle du sommeil. Celle de la mort.
Allongée, je finis de me remémorer ces souvenirs heureux et cruels, et j’attends que les derniers finissent de ressurgir des limbes de mon esprit et de ma mémoire. Je me revois encore, il a fallu que je fête la mort de mon père avec le meilleur de mes compagnons, ma tendre et fidèle bouteille. Toujours le même liquide, un alcool infâme distillé à partir de je ne sais quel fruits pourris. Ils appellent ça de la prune, mais je ne sais pas bien ce qu’ils mettent dans cette gnôle, une triste boisson qui n’a pour vertu que de me faire oublier depuis la mort de ma mère que je n’ai pas vécu. Je n’ai vécu que dans la haine de mon père, par lui, avec lui, et en lui. Et maintenant ? Maintenant qu’il est mort ? Il a fallu que l’alcool me fasse soudain prendre conscience que les fondements de ma pensée et de mon éducation maternelle étaient enterrés dans ce caveau pas encore fermé, qu’en mourant, mon père me privait de toute référence, de tout ce qui rythmait ma vie et dictait ma conduite, de tout ce qui me faisait mou comme j’étais hier. Je le sais, je ne suis plus rien. Rien de plus qu’une jeune demoiselle trop vite vieillie et vouée à mourir si jeune par absence de repères et de but. Il ne me reste plus qu’à rejoindre ceux que je n’ai jamais su aimer comme ils le méritaient, ne m’autorisant pour eux qu’une pâle considération, de haine ou d’amour. L’admiration haineuse vouée à mon père et la compassion triste que j’accordais à ma mère n’étaient finalement que souffrances infligées à moi-même. Je prends enfin conscience, par l’alcool, que je ne suis plus rien, et me diriges lentement vers le lieu où est morte ma mère, une corde à la main.
Je suis toujours au fond de mon lit, de mon cercueil. La messe est achevée. Elle n’était pas dite pour ma mère, ni mon père, mais bien pour moi. Je n’ai pas plongé dans les bras de Morphée, mais dans ceux de Chronos et de Hadès. Il n’y a plus de temps pour moi, ni de vie. La lourde porte de fer forgé rongée par la rouille se referme sur le caveau où vont venir au festin rats et vers. Ils vont ronger mes chairs et celles de mon père, et nous deviendrons semblables, pâle tas d’ossements unis au sein d’un même caveau, réussissant enfin dans la mort notre union que nous avions en vain tentée toute notre vie. Dans mes derniers instants de lucidité, ceux que la mort me laisse avant de me conduire aux portes de Saint Pierre dans l’attente du jugement dernier, je relis ma vie à la lueur de ma mort, et me rend compte à quel point il est triste de n’avoir vécu pour rien. Je les entends presque encore à la messe “Ceux qui se sont endormis dans l’attente de la résurrection …“.
Voilà !

Dernière édition par Ouroboros le Mer 3 Déc - 19:51, édité 1 fois
Re: Première tentative d'écriture : "Réconciliation funeste"
sentiment d'oppressement, de malaise et un malaise que l'on recherche bien puisque l'on continue de lire... "le bonheur n'est jamais grandiose" dit huxley, ce doit être pour ça que me voilà touchée de ce qui pour moi est bien un drame, rudement bien mené par ailleurs.
je ne pense pas pouvoir t'aider pour le titre... horizon funeste/funèbre ? libération ? réconciliation ? nan mais en fait j'en sais vraiment rien ^^
une petite remarque au passage : les phrases latines (c'est bien du latin ? :s) peuvent être frustrantes pour les non-initiés tels que moi ; mais bon ce n'est qu'un détail !
je ne pense pas pouvoir t'aider pour le titre... horizon funeste/funèbre ? libération ? réconciliation ? nan mais en fait j'en sais vraiment rien ^^
une petite remarque au passage : les phrases latines (c'est bien du latin ? :s) peuvent être frustrantes pour les non-initiés tels que moi ; mais bon ce n'est qu'un détail !
Re: Première tentative d'écriture : "Réconciliation funeste"
Pour la petite remarque, c'est bien du latin. La phrase entière est "Agnus Dei qui tollis peccata mundi, miserere nobis. Agnus Dei qui tollis peccata mundi,dona nobis pacem".
Donc, Agneau de Dieu qui enlève le pêché du Monde, prend pitié de nous. Agneau ..., donne nous la paix.
J'ai préféré en latin pour ne pas vraiment situer la scène dans le temps, vu qu'on a très longtemps utilisé le latin pour la messe et qu'on l'utilise parfois encore maintenant. Puis ça sonne mieux, je trouve. Je conçoit cependant que ça puisse gêner les non-latinistes J'ai pas fait de latin non plus, d'ailleurs.
Pour le reste, merci beaucoup.
Donc, Agneau de Dieu qui enlève le pêché du Monde, prend pitié de nous. Agneau ..., donne nous la paix.
J'ai préféré en latin pour ne pas vraiment situer la scène dans le temps, vu qu'on a très longtemps utilisé le latin pour la messe et qu'on l'utilise parfois encore maintenant. Puis ça sonne mieux, je trouve. Je conçoit cependant que ça puisse gêner les non-latinistes J'ai pas fait de latin non plus, d'ailleurs.
Pour le reste, merci beaucoup.
Re: Première tentative d'écriture : "Réconciliation funeste"
voilà je suis frustrée : comment ça on fait pas de latin et on le comprend ?!
(manque d'objectivité car en dépression totale sur le grec que je fais et que je comprends paaaaas !)
mais de fait oui c'est sûr que ça fait mieux, et puis même quand on le comprend pas ça fait bien aussi, ça ajoute au mystère pour ne pas dire carrément au mysticisme ^^
mais d'ailleurs tu la tires d'où cette citation ?
(manque d'objectivité car en dépression totale sur le grec que je fais et que je comprends paaaaas !)
mais de fait oui c'est sûr que ça fait mieux, et puis même quand on le comprend pas ça fait bien aussi, ça ajoute au mystère pour ne pas dire carrément au mysticisme ^^
mais d'ailleurs tu la tires d'où cette citation ?
Re: Première tentative d'écriture : "Réconciliation funeste"
C'est assez courant dans les messes catholiques, bien que souvent en français maintenant. Vatican II est passé par là.
Je ne comprend pas le latin, je connais quelques citations et phrases, mais de là à m'amuser follement sur une version ... quand au grec, à part reconnaître quelques lettres proches du russe ... rien du tout. Bonne chance à toi.
Je ne comprend pas le latin, je connais quelques citations et phrases, mais de là à m'amuser follement sur une version ... quand au grec, à part reconnaître quelques lettres proches du russe ... rien du tout. Bonne chance à toi.
Re: Première tentative d'écriture : "Réconciliation funeste"
Je ne sais pas si tu vas souvent à la messe, mais l'Agneau de Dieu n'est plus vraiment prononcé de nos jours, même en français. Il est le plus souvent associé à un chant court sans que la phrase en question, ô combien agréable littérairement, ne soit dite exactement.
Simple précision -sans rancune!
Simple précision -sans rancune!
Re: Première tentative d'écriture : "Réconciliation funeste"
Il fut un temps où j'y allais souvent, un temps pas si lointain où je ne pouvais pas refuser une invitation de mes parents à aller à la messe. N'ayant jamais été réellement catholique, bien que commençant maintenant à me poser des questions, il me restait quelques échos qui venaient plus de lectures (Sambre, je crois, pour celle-là) que de souvenirs de messes. Je te remercie de ta précision, dont je pourrais difficilement te tenir rancune.
Re: Première tentative d'écriture : "Réconciliation funeste"
Du reste, c'est un texte émouvant. Il y a un mélange de Poe et de Proust sous acide, pathétique et terriblement oprressant; et un obscur sentiment religieux, hérétique et embrumé, et qui persiste, pourtant, comme un phare tragique dans ces limbes funèbres de l'alcool et de la mélancolie. Intéressante focalisation au féminin; audacieux, même. Nouvelle réussie, même si je n'en vois pas trop la fin. Peut-être que c'est tout simplement le plaisir de contempler la déchéance, et la jouissance d'une atmosphère gothique où les cloches du glas résonnent, très ,très faiblement, au loin, et qui finissent par s'éteindre dans les amen.
Je l'appelerai : "Donne-nous ta paix."
Je l'appelerai : "Donne-nous ta paix."
Re: Première tentative d'écriture : "Réconciliation funeste"
Merci beaucoup.
Focalisation au féminin, c'est dû au fait que je racontais une histoire de famille (pas ma famille, heureusement, et histoire "enjolivée"), et que la personne la plus à même d'être narratrice est une femme (la mère d'une amie, en l'occurrence).
EDIT : enfin un titre !
Focalisation au féminin, c'est dû au fait que je racontais une histoire de famille (pas ma famille, heureusement, et histoire "enjolivée"), et que la personne la plus à même d'être narratrice est une femme (la mère d'une amie, en l'occurrence).
EDIT : enfin un titre !






